La production

LA PRODUCTION

LA CUVERIE

Côté cuverie, nous travaillons de deux manières différentes.

Tout d’abord, nous sommes une Maison à double accréditation : Récoltant-Manipulant (RM) mais aussi Récoltant-Coopérateur (RC). 

En tant que Récoltant-Manipulant, nous travaillons avec un vigneron qui possède indépendamment son propre pressoir et sa propre cuverie. Nous ramenons nos propres raisins afin de pouvoir élaborer nos cuvées principales : le Brut Tradition, le Millésime 2012, le Demi-Sec, la cuvée de Réserve & l’Extra-Brut. 

Ensuite, en tant que Récoltant-Coopérateur, nous récupérons nos bouteilles au stade « dégorger » afin de procéder à l’habillage sous notre marque et à la vente des bouteilles. Nous procédons de cette manière pour les cuvées suivante : le Blanc de Blancs (Grand Cru), le Rosé & la cuvée de Prestige. 

L’envie de travailler sous une double accréditation est volontaire. Nous souhaitons partager à travers nos cuvées le savoir-faire d’un vigneron indépendant mais aussi de montrer qu’il est possible de sortir un champagne de qualité grâce à l’union de plusieurs vignerons.

L’ASSEMBLAGE

Entre janvier et le printemps nous commençons a réaliser les assemblages. Pour ce travail, il faut du temps … Du temps car les vins clairs ne cessent d’évoluer

La dégustation va concerner l’ensemble des vins. On va prélever un échantillon de chacune de nos cuves et de nos tonneaux, né de la première fermentation. Au total, une dizaine d’échantillon vont être dégusté sur une durée de 1/2 journée.

Le but étant de déguster chaque échantillon afin d’en connaître toutes ses caractéristiques et de conserver son propre style au fil des années.

À l’issue de ces dégustations, nous aurons sélectionné les vins qui entreront dans l’élaboration des Champagnes PHILIPPE LANDREAT. À chacune des cuvées, corresponds à un assemblage spécifique.

Pour les champagnes millési més, l’objectif de la Maison est d’exprimer, toujours avec son propre style, la quintessence d’une seule année. Seules les meilleures années sont millésimées, il en résulte d’une année exceptionnelle et provenant uniquement de la récolte de l’année.

LE VIEILLISEMENT

Courant mai-juin, lorsque les assemblages sont déterminés, puis réalisés, les vins sont mis en bouteille dans leur flacon définitif, durant lequel on y ajoute la liqueur de tirage, composée de levures et de sucre pour la seconde fermentation.

Chaque bouteille est alors fermée par une capsule métallique et un opercule en plastique, conservé horizontalement en cave ou dans des gyropalettes où la température est parfaitement constante, pour plusieurs années.

Chez PHILIPPE LANDREAT, les durées de vieillissement varient de 2 à 3 ans pour un BSA (Brut Sans Année), jusqu’à 8 ans ans pour un millésime, conservé horizontalement dans des gyropalettes

C’est à ce moment-là que la magie va opérer. La liqueur ajoutée lors du bouchage, enclenchera la deuxième fermentation qui va donner naissance aux bulles de dioxyde de carbone.

Les levures devenues des lies, reposent dans la bouteille, conservé horizontalement, continuant à développer les caractéristiques de nos vins.

LE REMUAGE

Avant de pouvoir dégorger, c’est-à-dire expulser le dépôt, il est nécessaire de concentrer le dépôt en un seul endroit. Les bouteilles doivent donc être remuées pour les faire passer de la position horizontale au stade dite sur « pointes » (la tête en bas).

La tradition voudrait que l’on remue les bouteilles à la main sur les pupitres en bois, mais cette technique ancestrale étant délicate et surtout relativement irrégulière.

C’est pour cela que chez PHILIPPE LANDREAT, nous utilisons la technique « moderne », où cette opération est réalisée automatiquement grâce aux gyropalettes, étant une contribution essentielle à la qualité. Elles fonctionnent avec une régularité et une précision supérieure, qui est précieuse pour la qualité du remuage.

LE DÉGORGEMENT

Une fois le dépôt rassemblé contre le bouchon, il est prêt à être expulsé. C’est ce qu’on appelle le dégorgement.

Le col de la bouteille et son dépôt vont être plongé dans une solution à -25°C, ce qui va les congeler sur une hauteur d’environ 3 cm et permettra une ouverture de la bouteille debout. Une extraction facile du dépôt, des pertes limitées et surtout égales d’une bouteille à l’autre.

La bouteille va ensuite faire un circuit sur une chaîne de montage où elle va passer par plusieurs chemins : l’ajout de la liqueur d’expédition (aussi appelé le dosage), ainsi que le bouchage et le muselage.

Après cette opération, les vins sont systématiquement reposés en cave durant plusieurs mois, afin d’en obtenir un mélange homogène entre la liqueur et le vin.

LE DOSAGE

Comme nous avons pu le voir, le dosage ou liqueur d’expédition, se font durant le dégorgement. C’est à ce stade que nous choisissons de produire un « Demi sec », « Brut » ou « Extra brut » selon la quantité de sucre ajoutée.

Sa teneur en sucre est de zéro gramme par litre pour les vins « brut zéro ou dosage zéro » et inférieur à 6 g/L pour les « extra bruts ». Pour les vins appelés « brut », elle peut atteindre jusqu’à 12 g/L, tandis que les « extra dry », les « demi secs » et « secs » sont des vins de plus en plus sucrés.